Protection hépatique

Avec des plantes traditionnellement utilisées comme régulateur du fonctionnement de la cellule hépatique. Les plantes que nous allons découvrir, jouent un rôle antioxydant et anti-toxique au niveau du foie.

Elles régularisent la fonction biliaire et optimisent la régénération des cellules du foie. Elles permettent d’écourter la fatigue, de maintenir l’appétit et de normaliser la digestion. Elles assurent un drainage profond du foie et de la vésicule biliaire en facilitant leurs fonctions d’élimination. Elles interviennent sur les cellules hépatiques en favorisant le processus de détoxification d’où leur recommandation dans les hépatites virales, les intoxications alcooliques du type cirrhose et les vomissements acétoniques.

Un fonctionnement régulier du foie permet de normaliser la fonction lipidique : cholestérol et triglycérides. Un écoulement régulier de la bile favorise l’émulsion des graisses, une bonne digestion et une action laxative douce. 

• Les fonctions hépatobilliaires - Anatomie-Physiologie

Le foie est l’organe le plus volumineux de notre organisme. Formé de quatre lobes, il pèse environ 1,5 kg chez l’adulte. C’est aussi un des organes les plus vascularisés puisqu’il reçoit en sang, le quart du débit du cœur.

Le foie reçoit le sang artériel par l’artère hépatique provenant de l’aorte et le sang provenant de l’intestin par la veine porte.

Il évacue le sang par les veines sus-hépatiques qui rejoignent la veine cave inférieure.

Ces caractéristiques, volume et irrigation, très importantes du foie, s’expliquent par le fait que cet organe est une véritable usine à fonctions multiples.

C’est une station d’épuration qui élimine les toxiques : métaux lourds, substances chimiques médicamenteuses ou autres, alcool. Sous l’action d’enzymes, des substances sont transformées en substances éliminables ou assimilables.

Quand la fonction antitoxique du foie est débordée, la station d’épuration saturée, le tissu hépatique est atteint (avec l’alcool par exemple). On débouche sur la sclérose, la dégénérescence graisseuse puis la cirrhose.

C’est une usine de transformation, le foie agit sur le métabolisme des protides. Les déchets du métabolisme des protéines sont éliminés sous forme d’urée (fonction uropoiétique du foie).

- Métabolisme des lipides

Le foie transforme en cholestérol la majorité des graisses. Il synthétise le cholestérol endogène et transforme l’excès de cholestérol exogène qui sera éliminé associé à des pigments biliaires par la voie intestinale. Le foie améliore le rapport LDL/HDL. Les lipides seront aussi transformés par le foie en acides gras et phospholipides.

- Fonction glycogénique

Le foie transforme sucres et graisses en glycogène, qui est une forme de stockage du glucose, lequel est libéré selon les besoins de l’organisme.

S’il y a excès de glucose, le foie le transforme en glycogène et le stocke à nouveau. Tout ceci est orchestré par la fonction insulinique du pancréas.

Le foie selon le besoin peut faire appel à des graisses pour les transformer en sucre et inversement transformer le sucre excédentaire en graisses (diabète gras).

- Fonction martiale

Le foie stocke le fer alimentaire et le transforme en hémoglobine, constituant l’essentiel des globules rouges.

• Usine de synthèse et de stockage

le foie synthétise les protides du sang, l’albumine, la prothrombine, le fibrinogène, la vitamine K, tous trois éléments indispensables à la coagulation.

Le foie stocke la vitamine A et de nombreuses vitamines du groupe B (B1, B2, B5) Acide pantothénique, PP (niacine, fonctions digestives), la vitamine H (Biotine, vitamine de la peau et des cheveux), l’acide folique.

- Fonction biliaire

Le foie sécrète la bile qui a un double rôle :

  • rôle digestif intestinal ;
  • rôle d’élimination des déchets.

La bile est stockée dans la vésicule biliaire et libérée au moment de la digestion.

Elle contient :

  • des pigments biliaires (bilirubine) ;
  • des sels biliaires (action sur les lipides). Elle neutralise l’aliment et facilite la fixation des minéraux ;
  • du cholestérol.

Comme toute usine en grosse activité, le foie dégage de la chaleur qui participe à la régulation thermique du corps.

Il n’est pas étonnant qu’une telle usine nécessite :

  • surveillance et protection de toutes les installations ;
  • nettoyages réguliers ;
  • stimulation, activation des différentes fonctions.

Le foie doit être protégé dans ses tissus, drainé, stimulé dans ses fonctions.

• Les maladies hépatobilliaires

Elles sont nombreuses, on s’en doute, compte tenu de la multiplicité des fonctions.

De la simple « crise de foie » qui n’est en réalité qu’une image, qu’un mythe populaire, aux cirrhose et aux grandes hépatites virales en passant par les coliques hépatiques (calculs biliaires), le simple «foie paresseux». L’éventail est très vaste.

Les symptômes : fatigue générale, manque d’appétit, nausées, vomissements (vomissements matinaux et sueurs nocturnes des alcooliques), désordres intestinaux, maux de têtes surtout après les repas, aérophagie, ballonnements.

Avec dans les cas sévères : l’ictère, passage de la bile et de ses pigments dans le sang :

  • ictère par rétention dû aux calcule biliaires ;
  • ictère des hépatites graves ;
  • ictère hémolytique, par destruction exagérée des globules sanguins.
• Six plantes pour la protection du foie

KinkelibaCombretum micranthum

La plante connue sous le nom de kinkeliba est une plante de la famille des Combrétacées. On la trouve dans la zone sahélienne, mais aussi dans les pays jouxtant le golfe de Guinée allant du Sénégal au Cameroun. Il s’agit d’un arbuste buissonnant (au Sahel) atteignant la taille d’un arbre dans la zone pluvieuse.

- Propriétés reconnues au kinkeliba

Effet antibiotique, effet cholagogue grâce aux sucres inositol et sorbitol et des alcaloïdes de type choline et stachydrine ; activité hépatobiliaire que peuvent expliquer le sorbitol et le m-inositol ; activité diurétique et hypotensive légère, pouvant être liée à la présence de nitrate de potassium, mais aussi aux flavonoïdes comme le vitexine ; effet antipaludéen et antimicrobien (sur antiparasitaire) utilisé en médecine vétérinaire. Les travaux les plus récents ne révèlent cependant pas une activité antimalarique significative ; l’extrait méthanolique de Combretum inhibe le virus de l’herpès HVS-1 et HSV-2 ; les extraits éthanoliques, aqueux, chloroformiques, et n-butanoliques des feuilles ont une activité anti-microbienne contre Staphylococcus aureusPseudomonas aeruginosaKlebsiella pneumoniaeCandida albicans et Trichophyton rubrum.

-Utilisation traditionnelle

Selon Ranon (1891), la kinkeliba est utilisée dans les fièvres biliaires et hématuriques. En 1942, Paris signale son emploi dans la fièvre biliaire, la colique et le vomissement. Si la feuille est utilisée régulièrement chaque matin à jeun sous la forme d’une décoction, la tradition africaine préconise aussi la kinkeliba dans toutes les maladies du foie, contre la toux, dans les cas de fièvre, comme tonique.

En Gambie, les feuilles fraîches et/ou l’écorce interne de la racine sont appliquées sur de vieilles blessures pour hâter leur guérison. Les feuilles sont mâchées pour prévenir la malaria. C’est aussi un remède de la diarrhée et de dermatoses. Les feuilles pilées sont appliquées sur des plaies purulentes pour activer la cicatrisation. C. micranthum, commeCombretum glutinosum, est employé dans la toux. Le kinkeliba est souvent utilisé en association avec d’autres plantes.

- Indications en phytothérapie moderne

Les indications de Kinkeliba sont : malaria (préventif et curatif), fièvre bilieuse hémoglobinurique du paludisme (en décoction) ; dyspepsie ; troubles digestifs par insuffisance hépatobiliaire, lithiase biliaire ; drainage hépatorénal (utilisé dans l’obésité et dans le sevrage des opiomanes).

- Le radis noir, Raphanus sativus var nigra

Le radis noir a reçu de très nombreux noms latins en raison de l’ancienneté de sa culture qui remonterait à l’Egypte des pharaons.

Gros radis à la peau noire et à la chair blanche, il a une saveur piquante due à des composés soufrés.

  • Famille : Crucifères
  • Nom vernaculaire : raifort noir
  • Origine : Europe
  • Partie utilisée : la racine
  • Principaux constituants : hétéroside soufré.
  • Propriétés : cholagogue, draineur, hépatobiliaire, mucolytique, diurétique.

On conseillera le radis noir dans les cas de troubles hépatiques et biliaires, les calculs biliaires, les affections des voies respiratoires.

- Chardon marie, Silybum marianum

Le chardon marie porte également le nom de chardon Notre-Dame, en référence à la légende, selon laquelle la Sainte Vierge aurait déposées des gouttes de lait sur ses feuilles en allaitant Jésus. Le chardon marie bénéficiait autrefois d’une réputation favorable dans les maladies du foie.

  • Famille : composées
  • Nom vernaculaire : Lait de Notre-Dame, artichaut sauvage
  • Provenance : Europe
  • Partie utilisée : Fruits
  • Principaux constituants : flavonoïdes, acides gras poly-insaturés
  • Propriétés : cholagogue, cholérétique, hépatoprotecteur

À conseiller dans les intoxications alimentaires, l’alcoolisme, les hépatites, les saignements de nez (épistaxis).

- Pissenlit, Taraxacum dens-leonis

Le pissenlit est une plante amère aux belles fleurs jaunes dont les feuilles sont mangées en salade. Du fait de la forme très découpée de ses feuilles, on l’a surnommé «dent de lion».

  • Famille : Composées
  • Nom vernaculaire : Dent-de-lion, couronne de moine
  • Provenance : Europe
  • Partie utilisée : la racine
  • Principaux constituants : principe amer, choline, dérivés triterpéniques (taraxastérol)
  • Propriétés : cholésocystokinétique, cholérétique, cholagogue, diurétique, purificateur sanguin

À conseiller dans : rétention d’eau, œdème, prévention des lithiases biliaires et urinaires, foie paresseux.

- Artichaut, Cynara scolymus

D’origine très ancienne, l’artichaut servit d’offrande aux dieux Egyptiens. Ce légume délicat, au cœur si tendre, qu’il est devenu proverbial, est aussi l’une de nos plus grandes plantes médicinales occidentales. Ce sont les feuilles qui sont retenues pour leurs vertus alors que la partie comestible est en réalité la fleur. 

  • Famille : composées
  • Nom vernaculaire : barigoule
  • Provenance : Bretagne, régions méditerranéennes
  • Partie utilisée : Feuille
  • Epoque de la récolte : mai – août
  • Principaux constituants : cynarine, acide malique, citrique, succinique
  • Propriétés : hémato-stimulant, protecteur hépatique, diurétique, amphocholérétique

À conseiller dans : les troubles hépatobiliaires, excès d’urée sanguine (flavonoïdes), hypolipidémiant.

- Romarin, Rosmarinus officinalis

Le romarin entrait dans l’élixir des quatre voleurs. L’alcoolat de romarin portait le nom «d’eau de la reine de Hongrie». Il aurait transformé une vieille princesse paralysée et malade en une très belle jeune fille qui fut demandée en mariage par le roi de Pologne. Les Grecs et les Romains l’estimaient. Au Moyen-Âge, on la brûla comme encens.

  • Famille : Labiées
  • Nom vernaculaire : herbe aux couronnes, herbe aux troubadours
  • Provenance : Bassin méditerranéen
  • Partie utilisée : feuilles et sommités fleuries
  • Principaux constituants : huile essentielle (cinéol, bornéol, camphre, camphène) acide rosmarinique, flavonoïdes, dérivés terpéniques
  • Propriétés : cholérétique, cholagogue, tonicardiaque, emménagogue

À conseiller dans : troubles hépatobiliaires, douleurs intestinales et ballonnements, dysménorrhées.


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