- Kinkeliba, Combretum micranthum
La plante connue sous le nom de kinkeliba est une plante de la famille des Combrétacées. On la trouve dans la zone sahélienne, mais aussi dans les pays jouxtant le golfe de Guinée allant du Sénégal au Cameroun. Il s’agit d’un arbuste buissonnant (au Sahel) atteignant la taille d’un arbre dans la zone pluvieuse.
- Propriétés reconnues au kinkeliba
Effet antibiotique, effet cholagogue grâce aux sucres inositol et sorbitol et des alcaloïdes de type choline et stachydrine ; activité hépatobiliaire que peuvent expliquer le sorbitol et le m-inositol ; activité diurétique et hypotensive légère, pouvant être liée à la présence de nitrate de potassium, mais aussi aux flavonoïdes comme le vitexine ; effet antipaludéen et antimicrobien (sur antiparasitaire) utilisé en médecine vétérinaire. Les travaux les plus récents ne révèlent cependant pas une activité antimalarique significative ; l’extrait méthanolique de Combretum inhibe le virus de l’herpès HVS-1 et HSV-2 ; les extraits éthanoliques, aqueux, chloroformiques, et n-butanoliques des feuilles ont une activité anti-microbienne contre Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Klebsiella pneumoniae, Candida albicans et Trichophyton rubrum.
-Utilisation traditionnelle
Selon Ranon (1891), la kinkeliba est utilisée dans les fièvres biliaires et hématuriques. En 1942, Paris signale son emploi dans la fièvre biliaire, la colique et le vomissement. Si la feuille est utilisée régulièrement chaque matin à jeun sous la forme d’une décoction, la tradition africaine préconise aussi la kinkeliba dans toutes les maladies du foie, contre la toux, dans les cas de fièvre, comme tonique.
En Gambie, les feuilles fraîches et/ou l’écorce interne de la racine sont appliquées sur de vieilles blessures pour hâter leur guérison. Les feuilles sont mâchées pour prévenir la malaria. C’est aussi un remède de la diarrhée et de dermatoses. Les feuilles pilées sont appliquées sur des plaies purulentes pour activer la cicatrisation. C. micranthum, comme Combretum glutinosum, est employé dans la toux. Le kinkeliba est souvent utilisé en association avec d’autres plantes.
- Indications en phytothérapie moderne
Les indications de Kinkeliba sont : malaria (préventif et curatif), fièvre bilieuse hémoglobinurique du paludisme (en décoction) ; dyspepsie ; troubles digestifs par insuffisance hépatobiliaire, lithiase biliaire ; drainage hépatorénal (utilisé dans l’obésité et dans le sevrage des opiomanes).
- Le radis noir, Raphanus sativus var nigra
Le radis noir a reçu de très nombreux noms latins en raison de l’ancienneté de sa culture qui remonterait à l’Egypte des pharaons.
Gros radis à la peau noire et à la chair blanche, il a une saveur piquante due à des composés soufrés.
- Famille : Crucifères
- Nom vernaculaire : raifort noir
- Origine : Europe
- Partie utilisée : la racine
- Principaux constituants : hétéroside soufré.
- Propriétés : cholagogue, draineur, hépatobiliaire, mucolytique, diurétique.
On conseillera le radis noir dans les cas de troubles hépatiques et biliaires, les calculs biliaires, les affections des voies respiratoires.
- Chardon marie, Silybum marianum
Le chardon marie porte également le nom de chardon Notre-Dame, en référence à la légende, selon laquelle la Sainte Vierge aurait déposées des gouttes de lait sur ses feuilles en allaitant Jésus. Le chardon marie bénéficiait autrefois d’une réputation favorable dans les maladies du foie.
- Famille : composées
- Nom vernaculaire : Lait de Notre-Dame, artichaut sauvage
- Provenance : Europe
- Partie utilisée : Fruits
- Principaux constituants : flavonoïdes, acides gras poly-insaturés
- Propriétés : cholagogue, cholérétique, hépatoprotecteur
À conseiller dans les intoxications alimentaires, l’alcoolisme, les hépatites, les saignements de nez (épistaxis).
- Pissenlit, Taraxacum dens-leonis
Le pissenlit est une plante amère aux belles fleurs jaunes dont les feuilles sont mangées en salade. Du fait de la forme très découpée de ses feuilles, on l’a surnommé «dent de lion».
- Famille : Composées
- Nom vernaculaire : Dent-de-lion, couronne de moine
- Provenance : Europe
- Partie utilisée : la racine
- Principaux constituants : principe amer, choline, dérivés triterpéniques (taraxastérol)
- Propriétés : cholésocystokinétique, cholérétique, cholagogue, diurétique, purificateur sanguin
À conseiller dans : rétention d’eau, œdème, prévention des lithiases biliaires et urinaires, foie paresseux.
- Artichaut, Cynara scolymus
D’origine très ancienne, l’artichaut servit d’offrande aux dieux Egyptiens. Ce légume délicat, au cœur si tendre, qu’il est devenu proverbial, est aussi l’une de nos plus grandes plantes médicinales occidentales. Ce sont les feuilles qui sont retenues pour leurs vertus alors que la partie comestible est en réalité la fleur.
- Famille : composées
- Nom vernaculaire : barigoule
- Provenance : Bretagne, régions méditerranéennes
- Partie utilisée : Feuille
- Epoque de la récolte : mai août
- Principaux constituants : cynarine, acide malique, citrique, succinique
- Propriétés : hémato-stimulant, protecteur hépatique, diurétique, amphocholérétique
À conseiller dans : les troubles hépatobiliaires, excès d’urée sanguine (flavonoïdes), hypolipidémiant.
- Romarin, Rosmarinus officinalis
Le romarin entrait dans l’élixir des quatre voleurs. L’alcoolat de romarin portait le nom «d’eau de la reine de Hongrie». Il aurait transformé une vieille princesse paralysée et malade en une très belle jeune fille qui fut demandée en mariage par le roi de Pologne. Les Grecs et les Romains l’estimaient. Au Moyen-Âge, on la brûla comme encens.
- Famille : Labiées
- Nom vernaculaire : herbe aux couronnes, herbe aux troubadours
- Provenance : Bassin méditerranéen
- Partie utilisée : feuilles et sommités fleuries
- Principaux constituants : huile essentielle (cinéol, bornéol, camphre, camphène) acide rosmarinique, flavonoïdes, dérivés terpéniques
- Propriétés : cholérétique, cholagogue, tonicardiaque, emménagogue
À conseiller dans : troubles hépatobiliaires, douleurs intestinales et ballonnements, dysménorrhées.