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Des armes contre les bouffées
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de chaleur de la ménopause
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Alternatives aux isoflavones de soja, de nouvelles phytohormones, les graines de lin apportent leurs vertus pour remédier aux effets de la ménopause, notamment aux bouffées de chaleur.
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• Historique
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Depuis des temps immémoriaux, on tire de la tige du lin, plus précisément du péricycle, une fibre qui sert à la fabrication de tissus. En fait, le lin cultivé est tellement ancien qu'on ne le trouve plus à l'état sauvage. On le croit dérivé soit du Linum perenne, soit du Linum angustifolium.
Les anciens Égyptiens le cultivaient déjà et connaissaient bien sa fibre, ses qualités nutritionnelles et ses vertus médicinales. Pline l'Ancien mentionnait trente remèdes à base de graines de lin. Celles-ci font encore partie de la pharmacopée officielle chinoise (constipation et peau sèche) et ayurvédique (furoncle et anthrax en application externe), de même que la médecine vétérinaire classique pour calmer les irritations des muqueuses enflammées.
Plusieurs grands producteurs d'oeufs ajoutent depuis quelques années des graines de lin à la moulée de leurs poules et commercialisent ainsi des oeufs enrichis d'acides gras oméga-3.
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Fleur de lin
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• Graine de lin
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- Nom(s) commun(s) : lin, graines de lin
- Nom(s) botanique(s) Linum usitatissimum. Lini semen. Olea lini semen.
- Famille : Linacées.
- Parties utilisées les graines et l'huile tirée des graines.
- Habitat et origine : probablement issue du bassin méditerranéen, cette plante annuelle est aujourd'hui cultivée un peu partout sous les climats tempérés et tropicaux. Elle préfère un sol sablonneux et argileux, voire limoneux, profond et bien irrigué. On récolte, la plante après floraison, avant que les graines ne soient entièrement mûres et ne tombent au sol.
Les graines de lin constituent une source d'acide alpha-linolénique (ALA), une substance qui fait partie de la famille des acides gras oméga-3.
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Graine de lin
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• Indications
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Les graines réduisent légèrement le taux de cholestérol ; réduisent les symptômes de la ménopause ; préviennent l'ostéoporose après la ménopause.
Les graines traitent la constipation chronique, le syndrome du côlon irritable, l'inflammation entérique causée par l'abus de laxatifs, la diverticulite, elles soulagent la gastrite et l'entérite.
Les graines broyées en cataplasme traitent les inflammations cutanées.
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• Par voie interne
- Constipation : ajouter une cuillère à soupe (10 g) de graines entières, écrasées ou broyées grossièrement à un verre d'eau (150 ml minimum) et boire le tout. Prendre la préparation de deux à trois fois par jour.
Ne donner qu'une demi-dose aux enfants de 2 ans à 12 ans ; pour ceux de moins de 6 ans, le traitement devrait être supervisé par un praticien qualifié.
Il faut prendre les graines de lin pendant deux ou trois jours, car l'effet laxatif peut prendre de 18 à 24h à se manifester.
Il est préférable de commencer avec de petites doses et de les augmenter progressivement, notamment pour les personnes sensibles à l'effet de laxatif de masse des graines.
Réduction du taux de cholestérol : la consommation de 15 g à 50 g de graines de lin par jour peut contribuer à réduire régulièrement le taux de cholestérol sanguin.
- Gastrite ou entérite : 5 g à 10 g de graines broyées ou moulues dans 150 ml d'eau
• Par voie externe
Inflammations cutanées douloureuses : faire infuser de 30 g à 50 g de graines écrasées ou moulues dans de l'eau bouillante durant 10 à 15 minutes, puis appliquer en cataplasme chaud et humide.
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Pour obtenir 1,3 g d'acides alpha-linoléique, prendre 2 cuillères à café (10 ml) de graines de lin broyées. Cet apport suffisant est moyen
(1,1 g pour les femmes et 1,6 g pour les hommes).
Nota bene: si vous prenez des graines de lin pour profiter de leur teneur en acide gras oméga-3, il est nécessaire de les utiliser broyées grossièrement afin de pouvoir assimiler de façon adéquate ces précieux ingrédients.
Ajoutez-les à vos yaourts ou salades par exemple. Réfrigérez tout surplus, car une fois moulues, les graines de lin s'oxydent rapidement.
Les chercheurs ont identifié trois ingrédients actifs fort intéressants dans les graines de lin :
- les fibres solubles utiles en cas de constipation, mais aussi pour réduire légèrement le taux de cholestérol dans le sang ;
- l'acide alpha-linoléique (ALA), un gras de la famille des oméga-3, qui est considéré comme un bon gras ;
- des lignanes (phytocestrogènes) qui pourraient réduire certains symptômes de la ménopause.
La Commission européenne reconnait l'usage des graines de lin pour traiter la constipation chronique, le syndrome du côlon irritable, l'inflammation entérique causée par l'abus de laxatifs, la diverticulite et pour soulager l'irritation des muqueuses provoquées par une gastrite ou une entérite.
Réduction du taux de cholestérol: selon l'auteur d'une synthèse publiée en 2004, les résultats de neuf essais cliniques indiquent que la consommation de 15 g à 50 g par jour de graines de lin peut réduire légèrement le taux de cholestérol total.
Protection rénale: selon certains chercheurs, les lignanes présentes dans les graines de lin pourraient jouer un rôle favorable dans le traitement de maladies rénales chroniques.
Salivation insutfisfflte: des suédois ont récemment constaté qu'un produit à base de graines de lin pouvait soulager les inconvénients associés à la sècheresse buccale chez les personnes souffrant du syndrome de Gougerot-Sjôrgrenw.
Ménopause: publié en 2002, un essai croisé qui porte sur 25 femmes ménopausées souffrant d'hypercholestérolémie, indique que les graines de lin peuvent être aussi efficaces qu'une hormonothérapie pour soulager les symptômes de la ménopause.
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• La solution : les lignanes
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Nombreuses sont les femmes qui, en période de ménopause, ne peuvent ou ne souhaitent pas suivre un traitement hormonal substitutif (appelé parfois « traitement hormonal naturel »), mais qui subissent quand même certains désordres : bouffées de chaleur, irritabilité, mauvais sommeil, prise de poids... Pour équilibrer les sécrétions hormonales, des végétaux ont fait leur preuve. C'est le cas du soja, dont certains composants, les isoflavones (des phyto-oestrogènes) seraient à l'origine de la facilité des femmes Orientales à passer le cap de la ménopause. Au Japon, par exemple, le terme «bouffées de chaleur» n'existe pas ! En Occident aussi, aujourd'hui, de nombreuses femmes emploient les isoflavones de soja avec succès pour traverser la ménopause en douceur. Cependant, si les compléments alimentaires donnent de bons résultats chez une majorité des utilisatrices, certaines n'y trouvent pas tous les bénéfices attendus. Celles-là pourront désormais essayer d'autres formules, conçues avec d'autres végétaux. Car si les Orientaux disposent du soja riche en isoflavones, les Occidentaux ont également des sources de phytohormones. Ce ne sont pas des isoflavones, mais des lignanes. On en trouve surtout, dans les graines de lin.
Une étude publiée en 1998 a été réalisée avec du pain aux graines de lin. Des femmes volontaires, en période de ménopause, devaient prendre ce pain à la place de leur pain habituel. En trois mois, l'étude montre une diminution moyenne de 41 % des bouffées de chaleur. Plus récemment, en 2002, des chercheurs québécois ont comparé les effets du traitement hormonal substitutif avec l'apport de 40 g par jour de graines de lin en ce qui concerne les troubles typiques de la ménopause, dont les fameuses bouffées de chaleur. Quant à leur sécurité d'utilisation, non seulement les lignanes protàpraient, non seulement du cancer du sein, mais elles feraient baisser le taux de triglycérides, la pression artérielle et le risque de maladies cardiovasculaires. Les graines de lin présentent donc de nombreux intérêts au moment de la ménopause.
Parmi les autres végétaux intéressants au moment de la ménopause, vous trouverez également le trèfle rouge, le yam, la sauge.
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