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Prévention de l'ostéoporose

La prévention de l'ostéoporose et de ses complications a pour objectif de maintenir la masse minérale osseuse puis d'en limiter la  perte, ce qui implique de prendre en compte les  différentes périodes du cycle de vie du squelette au cours de la vie adulte et les Facteurs de risque spécifiques à ces différents âges adulte, périodes post-ménopausiques précoce et tardive chez la femme, vieillesse,

.Un grand nombre de facteurs influences la biodisponibilité du calcium, notamment en modulant son absorption intestinal. À côté des modifications liées à l’âge des sujets (croissance, sénescence) ainsi qu’à des états transitoires comme la grossesse et la lactation ou certains états pathologiques, des facteurs nutritionnels jouent un rôle très importants.

• A l'âge adulte

Depuis la fin de la 2ème décennie jusqu'à la période correspondant à la péri-ménopause chez la femme (en moyenne 488 à 52 ans), et jusqu'à la  7-8ème décennie chez l' homme, la masse minérale osseuse reste relativement stable, Cette stabilité s'observe en l'absence de Facteurs de risque tels que de nombreuses situations pathologiques affectant l'intégrité du squelette, une prise chronique de certains médicaments ostéopéniants (corticostéroïdes, hormonothérapie thyroïdienne frénatrice, etc.), une immobilisation prolongée ou des modifications alimentaires majeures telles que celles prévalant  en cas d'anorexie mentale.

On estime que les apports calciques recommandés pou r cette tranche d'âge ( 900 mg par jours) sont adéquats pour assurer l'équilibre de la balance calcique et le maintien de la masse osseuse. Ces apports devraient être principalement assurés sous forme de produits laitiers, qui fournissent aussi en proportion et qualité adéquates les autres nutriments influençant le métabolisme osseux, en particulier les protéines.

• Après la ménopause

A la ménopause, on observe une perte osseuse particulièrement importante au cours des cinq premières années, essentiellement liée à la déprivation estrogénique responsable d'une augmentation du remodelage osseux. La perte osseuse est moindre au cours de la période post-ménopausique plus tardive, et de plus en plus influencée par d'autres facteurs, nutritionnels ou environnementaux. Il est remarquable de constater, que des apports calciques élevés jouent un rôle essentiel comme facteur adjuvant à la substitution estrogénique post-ménopausique.

• Chez lez personnes agées

On observe fréquemment un état de « déficience calcique » chez les personnes âgées de plus de 70-75 ans. Ce déficit est associé à un taux de remodelage élevé et une perte osseuse aussi accélérée chez les Femmes que celle enregistrée dans les années post-ménopausiques précoces. Il est favorisé par certaines altérations du métabolisme calcique:

  • réduction des apports calciques par diminution de la consommation de produits laitiers:
  • diminution de l'absorption intestinale du calcium et capacité réduite d'adaptation aux apports bas en calcium;
  • exposition insuffisante aux rayons solaires non compensée par une augmentation des apports en vitamine D ;
  • diminution de la capacité cutanée à produire de la vitamine D ;
  • diminution de la réabsorption tubulaire rénale du calcium associée à une moindre sensibilité à l'hormone parathyroïdienne (PTH). De plus, l'altération de la fonction rénale, certes modérée mais fréquente chez le sujet âgé, contribue à la stimulation de la sécrétion de PTH et ainsi à un état de haut remodelage osseux conduisant à une perte de masse minérale osseuse

Les études d'observation réalisées chez les personnes âgées mettent en évidence une consommation basse de produits laitiers associée. Par ailleurs, nous savons la la malnitrition protéique joue un rôle délétère sur la métabolisme osseux, ainsi que sur les causes et conséquences de la fracture du col du fémur.

• Eléments diminuants l'absorption du calcium

De nombreuses causes interfèrent avec le transport intestinal du calcium en inhibant. Tout d'abord, il faut à nouveau mentionner le rapport calcium/phosphates du régime alimentaire. Un régime appauvri en calcium et abondant en phosphates conduit à une absorption nette de calcium relativement faible.

- Les fibres végétales : les fibres d'origine végétale incluses dans l'alimentation sont un autre élément d'interférence important. Pendant longtemps, on a attribué leur effet négatif à l'acide phytique qui est un de ses constituants. En effet, l'acide phytique est capable de chélater le calcium comme le fait l'oxalate. Mais des études plus récentes incriminent plutôt l'acide uronique qui est également présent dans ces fibres et qui empêcherait l'absorption du calcium.

- Les graisses alimentaires : les graisses alimentaires peuvent diminuer l'absorption de calcium dans certaines circonstances, notamment en cas de stéatorrhée. Les acides gras persistent alors dans la lumière digestive et complexent le calcium pour former des savons insolubles. La consommation chronique d'alcool va également de pair avec une diminution de l'absorption de calcium. Plusieurs mécanismes sont probablement impliqués. Une stéatorrhée concomitante diminue directement le transport du cation, et indirectement par une malabsorption des vitamines liposolubles, dont la vitamine D.

- Fluorures et oxalates : l’existence de quantités accrues de fluorures et d'oxalate dans le tube digestif s'accompagne d'une diminution de l'absorption du calcium. Les fluorures pourraient, en outre, interférer avec la chaîne respiratoire des mitochondries et diminuer la production d'énergie.

- Hormones : parmi les facteurs hormonaux, on doit avant tout évoquer les effets des glucocorticoïdes. Ils diminuent le transport du calcium par des mécanismes encore peu élucidés. Ils n'empêchent en fait pas l'entrée du calcium dans l'anthérocyte et stimulent même la synthèse de la calbindine. Par ailleurs, ils interfèrent avec la production du calcitriol, soit en diminuant sa synthèse, soit en augmentant son catabolisme. Les hormones thyroïdiennes et la somatostatine diminuent également l'absorption du calcium.

- Situations cliniques particulières : il existe de nombreuses situations cliniques ou expérimentales au cours desquelles on observe une diminution de l'absorption intestinale de calcium. L'âge avancé, les conséquences d'une gastrectomie, plusieurs syndromes de malabsorption digestive, notamment lorsqu'ils sont associés à une stéatorrhée, le diabète, l'insuffisance rénale et certains types d'hypertension artérielle en sont des exemples.

Les mécanismes impliqués sont de nature variée et souvent complexes, associant des perturbations du métabolisme de la vitamine D à des apports diététiques insuffisants en raison de la maladie sous-jacente.

Il est à noter, l’importance majeure d’apport calcique suffisant afin d’éviter un bilan négatif. La quantité et la qualité des apports calciques peuvent varier dans certaines limites, en fonction de l’état de chacun, de ses goûts et de ses habitudes alimentaires. Il est certain qu’un supplément calcique et/ou une amélioration de l’absorption intestinale du calcium s’impose en cas d’hypocalcémie.

Pour conclure, parmi les nutriments ayant un impact sur le métabolisme osseux, le calcium joue un rôle particulièrement important dans la prévention de l'ostéoporose depuis l'enfance à l'âge avancé, Pendant l'enfance et l'adolescence, une augmentation des apports calciques favorise le gain de la masse minérale osseuse, La possibilité d'augmenter le pic de la masse minérale osseuse atteint en fin de croissance et donc de réduire le risque de fractures ostéoporotiques au cours de la vie adulte paraît donc bien réelle,

Durant les premières décennies de la vie adulte des apports calciques quotidiens d'environ 1000 à 1200 mg devraient être maintenus, Chez la femme après la ménopause, de tels apports renforcent l'action protectrice des estrogènes sur la masse minérale osseuse, Chez les personnes âgées, les apports en calcium sont fréquemment insuffisants, souvent associés à une hypovitaminose D et à une malnutrition protéique, Dans la prévention des fractures ostéoporotiques, en particulier celles du col du fémur aux conséquences si dramatiques, la correction de ces apports insuffisants représente des mesures d'une très grande efficacité.

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